Daniel Maggetti

  • Une femme obscure

    Daniel Maggetti

    • Zoe
    • 3 Octobre 2019

    Daniel Maggetti donne chair à sa grand-mère qu'il n'a pas connue. Une grand-mère au regard noir, qui vous transperce quand vous la croisez. Le fait de ne l'avoir jamais rencontrée (elle est morte cinq ans avant sa naissance) permet à l'imagination de jouer avec les faits réels : chronique ou fiction, Maggetti fait de son narrateur un malicieux joueur.
    En tout cas, il dresse le portrait d'une femme puissante qui aura vécu dans le plus grand dénuement, le portrait aussi de la vallée retirée où elle a vécu. A l'en croire, pratiquement tous les habitants y sont parents et parlent un dialecte proche de l'italien.
    Grâce à quelques photos, à des histoires racontées, à des détails glanés en marge de documents, de rares objets, l'imagination s'emballe.

  • La veuve à l'enfant

    Daniel Maggetti

    • Zoe
    • 20 Août 2015

    En plein XIXe siècle, don Tommaso, prêtre piémontais ra né, tombe en disgrâce et est relégué dans la cure d'un village de Suisse italienne. Il y prend pour servante Anna Maria, une veuve âgée qui vit seule avec un enfant. Si don Tommaso est une fi gure entièrement fi ctive, Anna Maria a existé. Comme son mari, dont les méfaits sont à l'origine d'une légende racontée depuis des générations, elle est sortie d'un arbre généalogique aux branches aussi tou ues que celles d'un coudrier jamais taillé. À la frontière du récit historique et de l'invention romanesque, La Veuve à l'enfant met en scène deux personnages dont la vie sera marquée par la rencontre de l'Autre. La langue dans laquelle se déroule le récit, un français mêlé de patois et d'italien, concourt à l'universalité de cette histoire.

  • Victor Hugo en parle, mais Lord Byron l'a découverte avant lui. Dans leur sillage, de nombreux écrivains romantiques chanteront son histoire. Elle, c'est Julia Alpinula, fille d'un haut dignitaire d'Helvétie, attachante et héroïque par sa volonté de résister aux abus des Romains. Remontant le temps, Daniel Maggetti montre comment elle est mise en scène et utilisée par divers auteurs férus de légendaire, jusqu'au coup de théâtre qui conduira à sa disparition...

  • Pour évoquer le parcours de Georges Nicole (1898-1959) et la création du prix littéraire qui porte son nom, ce volume propose de se mettre à l´écoute de la voix de l´écrivain, mais aussi de celles de ses pairs, tels qu´Edmond-Henri Crisinel, Yves Velan, Jacques Chessex. Textes choisis, annotés et présentés par Océane Guillemin et Daniel Maggetti.

  • La montagne suisse a attiré un nombre impressionnant d'écrivains venus du monde entier. L'ouvrage se propose d'explorer les relations très riches entre le paysage et la littérature, à travers vingt randonnées en montagne dans toute la Suisse.
    À la fois guide de randonnées, anthologie de textes d'écrivains sur la montagne, et recueil d'éléments géomorphologiques sur le paysage, Lignes de crêtes est illustré par les photographies mystérieuses et envoûtantes d'Olga Cafiero, qui a mis ses pas dans ceux des auteurs.
    Selon Eugène Rambert, « les Alpes sont la poésie de notre pays ». Souvent considérée comme conformiste ou convenue, la littérature de montagne est ici réenchantée par la diversité des regards convoqués. Avec une dose d'humour et de distance enjouée, cet héritage ne demande qu'à être réinventé. Nombre d'écrivains contemporains retrouvent le chemin d'une relation avec l'univers alpin et les éléments qui lui confèrent un charme irrésistible et intemporel. Chaque itinéraire, enrichi d'éclairages géographiques par Jonathan Bussard, montre que la montagne demeure un espace propice au surgissement de la poésie.

  • Lausanne est une ville du livre. Ses places, ses rues, ses superbes échappées sur le Léman et les Alpes ont été évoquées et célébrées par de nombreux écrivains. Les voyageurs illustres (Byron, Hugo, Cendrars...) admirent les paysages, même s'ils ne se privent pas d'égratigner la tranquillité légendaire de la capitale du pays de Vaud.
    Lausanne, promenades littéraires emmène habitants et visiteurs dans les pas d'écrivains devenus des classiques (C.-F. Ramuz, Charles-Albert Cingria, Benjamin Constant) ; il donne également à lire des textes d'auteurs contemporains (Georges Simenon, Jacques Chessex, Anne Cuneo...), et met en lumière des lieux importants dans la vie littéraire de la cité.
    Les dessins de Fanny Vaucher, illustratrice lausannoise, accompagnent les promeneurs au fil des itinéraires thématiques. À la fois documentaire, littéraire et historique, Lausanne, promenades littéraires invite le lecteur à la découverte de la ville sous l'angle de la culture, de l'imagination et de la fiction.

  • Ecrire, au milieu des années 1920, un éloge de la beauté, sans quitter les rives du Léman ; s'inspirer des figures et des mythes de l'Antiquité classique, mais adopter une forme de narration résolument moderne ; déjouer les attentes des amateurs de " récits romands " en exploitant un décor et des situations en apparence sans surprise : autant de gageures que Charles-Ferdinand Ramuz s'emploie à soutenir dans La Beauté sur la terre. Avec cette oeuvre atypique, l'écrivain poursuit le travail de renouvellement du genre romanesque et d'invention stylistique auquel il s'est attelé depuis ses débuts. L'histoire de Juliette, jeune Créole débarquée en terre vaudoise, devient ainsi, sous sa plume, une fable sur les rapports entre l'art et la vie, sur la difficile cohabitation de la nature et de la culture.

  • Le poète Gustave Roud (1897-1976) a été un acteur culturel et artistique majeur de Suisse romande. Il fut un proche de Ramuz, Maurice Chappaz, Philippe Jaccottet, Jacques Chessex. Son activité déborde le strict cadre de la poésie. Son nom reste attaché à la traduction des romantiques allemands (Novalis, Hölderlin, Rilke), à la critique littéraire et artistique, et il a pratiqué la photographie en quasi professionnel. Comme l'écriture, elle fut un moyen de capturer son rêve d'un paradis sur Terre.


    AUTEURS:
    Ivana Bogicevic, Sylviane Dupuis, Claire Jaquier, Philippe Kaenel, Dominique Kunz Westerhoff, Daniel Maggetti, Grégoire Mayor, Bruno Pellegrino, Stéphane Pétermann, Guy Poitry, Antonio Rodriguez, François Vallotton, Irene Weber Henking : tous sont rattachés aux universités de Genève, Lausanne et Neuchâtel (histoire de l'art, de la littérature, de l'édition et des médias, ethnologie).

  • Premier ouvrage collectif consacré à Édith Boissonnas, poétesse et critique d'art d'origine suisse, dont l'oeuvre poétique, subtile et impertinente, s'est principalement fait connaître à travers six recueils publiés aux éditions Gallimard entre 1946 et 1980. Amie et, pour un temps, amante de Jean Paulhan, elle fréquente le Collège de Sociologie avant-guerre, puis le milieu Nrf d'après-guerre auquel elle s'intègre après son emménagement à Paris. Amie de Dubuffet, avec qui elle nourrira une riche et longue correspondance (publiée chez Zoé, Genève, 2014), elle fait partie des membres fondateurs de la Compagnie de l'Art Brut et devient dès 1960 la critique d'art « attitrée » de l'artiste.
    Elle partage avec Dubuffet le même rejet de l'art conventionnel, le peintre reconnaissant d'ailleurs à la poésie de Boissonnas une forme de subversion et de naïveté maîtrisée qui correspond bien à sa propre pratique picturale. En effet, le style lyrique de Boissonnas, dans sa recherche de l'élémentaire, travail le naïf (nativus), l'inné, le brut et vise par sa rythmique claudicante et irrégulière à susciter un (non-)savoir des profondeurs (du soi et du monde).
    Le livre propose de mieux connaître cette oeuvre discrète mais remuante à travers l'analyse formelle de sa poésie et de sa métrique, de cette « écriture à l'état brut » qui cherche dans le dérèglement du rythme, des images et de la syntaxe une déflagration sémantique ; mais également à travers les thématiques qu'elle mobilise: l'amour, l'animalité, l'intériorité, la matérialité, la sauvagerie, la primitivité, la liberté.
    Deux articles permettent de mieux comprendre les liens intellectuels et artistiques qu'ont entretenus Boissonnas et Dubuffet et l'influence qu'ils ont exercés sur leurs activités réciproques (pages illustrées entre autres de portraits de la poétesse réalisés par le créateur de l'Art Brut).
    Le livre propose un riche échantillon de l'échange épistolaire entre Édith Boissonnas et Jean Paulhan, accompagné de reproduction de lettres illustrées de la main des deux auteurs.

  • La figure de C. F. Ramuz a déjà suscité des biographies et des albums illustrés, notamment les ouvrages d'Henry-Louis Mermod (Album C. F. Ramuz, Lausanne, Mermod, 1950) et de Gérard Buchet (C. F. Ramuz, 1878-1947, Lausanne, Marguerat, 1969). Cependant, aucun ouvrage ne s'est attaché véritablement à retracer, de manière systématique et par l'image, la formation, la carrière artistique et la vie intime de l'écrivain vaudois.
    Le volume que nous nous proposons de publier s'appuie sur une riche documentation provenant des archives C. F. Ramuz à Pully, qui comprend des portraits individuels, des souvenirs de famille, des documents biographiques et officiels, des brouillons et des manuscrits, enfin des notes de travail et de la correspondance. Largement inconnue, cette inconographie à la fois exhaustive et inédite nous permettra de composer un album susceptible de nuancer et de compléter l'image qui s'est construite de Ramuz au fil du temps. Par ailleurs, nous alimenterons l'illustration en puisant dans les archives que nous conservons au CRLR (Centre de Recherche sur les Lettres Romandes), ainsi que dans l'important fonds C. F. Ramuz de la BCU de Lausanne et dans le fonds Henry-Louis Mermod des Archives littéraires suisses à Berne.
    L'aboutissement de l'édition des OEuvres complètes de C. F. Ramuz en automne 2013 nous paraît être le moment le plus approprié pour la publication de ce livre conçu comme un instrument de connaissance et comme un bel objet mettant en valeur aussi bien la représentation de l'écrivain que ses manuscrits et ses ouvrages.
    Vies de C. F. Ramuz présentera un parcours construit autour de cinq parties décrivant la complexité d'un artiste constamment en tension. Des origines petites-bourgeoises à la consécration, la vie de Ramuz suit une trajectoire ponctuée de grandes réussites mais s'achevant dans une atmosphère tragique que ses textes laissaient présager.

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