François Ruffin

  • « On passe des commandes en ligne, on prend des apéros en ligne, bientôt on fera l'amour en ligne... Avec le Covid, notre société a gagné vingt ans. » Thierry, restaurateur amiénois.

    Il y a ceux qui se prosternent devant le moindre gadget, qui l'élèvent au rang de « Progrès » à majuscule. Et d'autres qui cherchent de nouveaux chemins pour un progrès humain.

    Il y a ceux qui rêvent d'un « vaste réseau numérique neural », de « digitalisation » et de « capteurs » partout. Et d'autres qui redoutent ce futur à la Matrix.

    Il y a ceux qui ne laissent pas le choix : « il faut accélérer », « aller de l'avant », « il y a une course, et la France risque de prendre du retard ». Et d'autres qui, avant de s'élancer, s'interrogent sur le sens de cette course : où va-t-on ? où veut-on aller ?

    Il y a ceux qui célèbrent le Prométhée tout-puissant, porteur du feu et de la technique, même lorsqu'il mène à la catastrophe. Et ceux qui reprennent son flambeau, mais autrement : Prométhée a surtout eu pitié des hommes, il a pris le parti des faibles, lanceur d'alerte contre le Jupiter de l'Olympe ou de l'Élysée.

    Il y a leur progrès, et le nôtre.

  • « On passe des commandes en ligne, on prend des apéros en ligne, bientôt on fera l'amour en ligne... Avec le Covid, notre société a gagné vingt ans. »

    Thierry, restaurateur amiénois.

    Il y a ceux qui se prosternent devant le moindre gadget, qui l'élèvent au rang de « Progrès » à majuscule. Et d'autres qui cherchent de nouveaux chemins pour un progrès humain.

    Il y a ceux qui rêvent d'un « vaste réseau numérique neural », de « digitalisation » et de « capteurs » partout. Et d'autres qui redoutent ce futur à la Matrix.

    Il y a ceux qui ne laissent pas le choix : « il faut accélérer », « aller de l'avant », « il y a une course, et la France risque de prendre du retard ». Et d'autres qui, avant de s'élancer, s'interrogent sur le sens de cette course : où va-t-on ? où veut-on aller ?

    Il y a ceux qui célèbrent le Prométhée tout-puissant, porteur du feu et de la technique, même lorsqu'il mène à la catastrophe. Et ceux qui reprennent son flambeau, mais autrement : Prométhée a surtout eu pitié des hommes, il a pris le parti des faibles, lanceur d'alerte contre le Jupiter de l'Olympe ou de l'Élysée.

    Il y a leur progrès, et le nôtre.

  • Pendant le confinement, depuis sa cuisine, François Ruffin dessine le monde de demain.  On en était où ? Ah oui. On fonçait vers le gouffre, à vitesse accélérée. La calotte glaciaire fondait, les ours polaires se noyaient, le Mont-Blanc reculait, les oiseaux ne se cachaient même plus pour mourir. Et soudain, la planète s'arrête. C'est une crise, avec son cortège de drames. Mais c'est aussi une fenêtre. L'occasion d'une bifurcation. La mondialisation, le tout-marché, c'était « une folie », regrette le président. Et on nous le promet : « Il y aura un avant et un après ». L'espoir renaît. La crainte aussi. Car, déjà, tout repart comme avant, de l'avant, et même pire qu'avant... L'après se mérite. L'après est un champ de bataille. L'après est un combat, contre les forces obscures qui ne renoncent pas. Durant les deux mois de confinement, François Ruffin, journaliste et député de la Somme, a animé sa radio-cuisine, « L'An 01 ». Il a reçu des milliers d'alertes, et beaucoup d'invités : des infirmières bien sûr, un ambulancier, des auxiliaires de vie, des caissières, un libraire, un cariste de chez Amazon, un ouvrier de chez Valeo, une patronne de bar-tabac, un routier à l'arrêt... Des intellectuels, également, pour penser ce moment. En reporter, il passe ici cette crise au scalpel, en dresse un récit vivant. Et, en député, il ouvre des voies pour l'après : sur l'économie, la santé, la démocratie, l'égalité...

  • François Ruffin rouvre un chemin pour la gauche. Avec cette question au coeur : comment muer le plomb de l'angoisse en or de l'espérance ? Il est où, désormais, le bonheur, et le progrès, et le sens de l'existence, par temps d'effondrement ? Nous devons changer, c'est un impératif de survie. Et d'abord dans nos têtes : « ralentir plutôt qu'accélérer », « les liens plutôt que les biens », la « décence commune » plutôt que des rêves de millionnaire. Alors, qu'on fasse de cette nécessité une vertu, qu'elle devienne notre chance : non pas seulement de survivre, mais de bien vivre.

  • Ils ont grandi dans la même ville, ils ont été élèves dans le même lycée.
    L'un est devenu président de la République, l'autre son opposant n° 1.

    François Ruffin retrace le parcours de l'enfant prodige de la bourgeoisie d'Amiens, qui choisit Paris, l'Ena, la commission Attali sous Sarkozy, la banque d'affaires, rejoint l'Élysée du temps de François Hollande, puis se lance dans la course à la présidence de la République. Il met en lumière les choix du chef de l'État, les protections qu'il sollicite, ses relations incestueuses avec les patrons de médias et les grandes fortunes (qui sont souvent les mêmes).

    LA FRANCE DE FRANÇOIS RUFFIN.
    En contrepoint, François Ruffin se raconte aussi : son mal-être de jeune homme qui rêve de « sauter les grilles » du lycée, le refus de faire carrière après le Centre de formation des journalistes, le choix de pratiquer un journalisme dissident (« Là-bas si j'y suis », Fakir), le film Merci patron ! et l'aventure de la députation, dans l'aspiration de la France insoumise. Il raconte ses rencontres avec ces Français qui comptent en euros, voire en centimes, il partage avec les lecteurs son engagement de tous les instants, jusqu'à l'austérité.

    UN VRAI LIVRE DE GAUCHE.
    Ce livre, écrit au scalpel, se lit d'une traite. Il est truffé de formules cinglantes sur la présidence et d'histoires bouleversantes de la France populaire. C'est un livre de gauche, profondément, viscéralement, qui tient du réquisitoire implacable des Nouveaux Chiens de garde de Serge Halimi, d'un appel à l'engagement de Indignez-vous ! de Stéphane Hessel, et du livre d'intervention, au coeur de l'événement, comme Murmures à la jeunesse de Christiane Taubira.

  • Que faire de la police ?

    François Ruffin

    • Fakir
    • 10 Septembre 2020

    "Art. 12. La garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée ". Ce principe, posé en 1789, est au coeur de la crise de confiance, aujourd'hui, entre la police et la population : qui les forces de l'ordre servent-elles ? Le pouvoir, ou les citoyens ? Au fil des auditions (de policiers, de la hiérarchie, d'ONG, de victimes, de sociologues...), le député-reporter découvre ce malaise, présent dans les manifestations, dans les quartiers, dans les commissariats.
    Et il ouvre un horizon, " Pour une police de la confiance ", avec des pistes concrètes : police formée, modèle d'autorité, contrôle d'identité, chambre spécialisée, etc.

  • Le Centre de formation des journalistes se proclamait «  la meilleure école de journalisme en France et même en Europe  ». Tous les ténors de la presse ont fréquenté ses bancs. Pendant deux ans, François Ruffin a suivi leur exemple  : élève appliqué, il a pris en notes les conseils des professeurs et les confidences des «  grandes plumes  ». Il s'est coulé dans le moule, pour voir. Et il a vu.
    «  Dans un an, vous serez journalistes, confie un intervenant. Vous entrerez dans ce que j'appelle "le complot de famille", c'est-à-dire des règles qui peuvent scandaliser les gens mais, bon, c'est comme ça que la machine fonctionne.  » Un «  complot   » que ce livre met au jour  : tacites ailleurs, les règles du métier sont ici affichées sans vergogne.
    Comme dans un miroir grossissant, le journalisme ordinaire se révèle sans fard : la célébration du vide, le mépris du public, la soumission aux pouvoirs, la quête du profit, l'information prémâchée comme seul horizon. Un récit incisif et insolent qui démonte, pièce à pièce, les rouages de la machine médiatique.
        Journaliste, fondateur du journal Fakir, François Ruffin a réalisé un film couronné de succès, Merci Patron ! (César du documentaire 2017). Il est élu député de la Somme en juin 2017.

  • "Hé Fakir, Dépakine ! Tu connais ? » C'est parti de là. D'un long courrier, adressé par Claire, signé d'une "maman fatiguée".
    Et de coups fil en rencontres, on a poursuivi l'enquête sur Sanofi : ses dividendes records, ses milliers de chercheurs supprimés, son usine qui n'a jamais servi et déjà détruite, ses millions de vaccins broyés, sa politique de "tout pour les actionnaires" qui met en péril la santé de demain, de nos gamins.
    On a mis à nu, également, les liens entre le président de la République et le PDG Serge Weinberg, entre le gouvernement et le laboratoire pharmaceutique. On a interpellé le Premier ministre au sein de l'hémicycle, et nous avons assisté à son silence complice.
    Que désirons-nous, à l'arrivée? Une démocratie de la santé. Que les choix, pour notre corps, pour notre avenir, ne soient plus tranchés dans notre dos, en catimini.
    Avec le chiffre d'affaires, la rentabilité en ligne de mire, et nous comme variable

  • "Qu'attend-on de nous? Vous voulez la compétition, le modèle néo-zélandais?
    On le fera. Une agriculture familiale, de proximité, qui intègre le bien-être animal? On le fera. Vous voulez tout à la fois? C'est aux Français, et à vous les politiques, de fixer un cap." Ainsi s'exprimait Bruno Dufayet, président de la Confédération nationale de l'élevage, devant les parlementaires. Et de réclamer un "nouveau contrat social entre les agriculteurs et la société." Cette même question, François Ruffin la balade des fermes céréalières picardes aux éleveurs de poulets et cochons bretons, en passant par les arboriculteurs de la Drôme, les usines de transformation, la grande distribution, les choix de Macron : quelle agriculture voulons-nous pour quelle alimentation ?
    Avec les acteurs des filières, dans le dialogue, le député-reporter ébauche ce "nouveau contrat social".

  • C'est pas rien, l'Europe. Elle surveille déjà nos déficits et contrôle nos budgets. Elle pond des centaines de directives et des milliers de règlements, de la privatisation du rail jusqu'aux dates d'ouverture de la pêche à pied. Elle gère notre monnaie. Elle en appelle à la « compétitivité » et à la « modération salariale ».
    Mais autant on surveille l'élysée, les faits et gestes du Président, son choix de cravate et ses « éléments de langage », autant la Commission, rien que d'y songer ça nous fait bailler : comment s'informer sur ce machin qui, à deux heures en Thalys de Paris, nous paraît si lointain ?
    Pour s'informer sur l'Europe, on a donc fait du tourisme. On s'est rendu à Bruxelles, dans sa capitale, pour voir autre chose que le Manneken Pis, l'Atomium, le Musée Magritte, ou des vitrines aux jeunes filles dénudées. On a visité le « quartier européen », un kilomètre carré, environ.
    On a flâné parmi ces bâtiments aux vitres teintées, ces grandes esplanades, ces blocs de béton armé, qui ressemblent à la Défense, ou à une ville nouvelle, ou à un centre commercial de luxe. Et à se balader entre les tours, on découvre d'autres détails, qui peuvent nous servir de symboles.
    C'est une plaque d'amitié, devant l'entrée du Parlement, entre les lobbies et les députés européens.
    C'est une statue portant un euro à bout de bras.
    C'est un portrait géant de Jacques Delors.
    C'est un étendard « for jobs and growth » déployé sur un building.
    Et puis, on est entrés dans les tours, on a discuté avec les « décideurs », fonctionnaires, élus, lobbyistes, syndicalistes, comme ça, en reporter qui baguenaude. Et s'affiche tranquillement une idéologie : une fusion, une confusion, de la politique avec la finance.
    C'est à cette promenade que le lecteur est invité.
    Une excursion dans la capitale de l'Europe. Mais qui est aussi, surtout, une incursion dans les têtes de ceux qui la font.

  • « L'état est devenu l'instrument du renoncement, devant l'argent, face à la volonté toujours plus insistante des marchés financiers, des milliardaires qui détricotent notre industrie et jettent des millions d'hommes et de femmes de notre pays dans le chômage, la précarité et la misère. Oui, il faut en finir avec le règne de l'argent-roi. » C'est troublant, non ?, quand Marine Le Pen s'attaque « aux dogmes de l'ultra-libéralisme ».
    Depuis quand, se demande François Ruffin, un peu embêté, depuis quand le Front national cause comme ça, un peu comme lui ? « état », « impôts », « service public », « entreprise », « Europe », « mondialisation », « inégalités », etc.
    Qu'ont-ils en commun ? Qu'est-ce qui les sépare ?
    Comment, par quelles étapes, le parti de Jean-Marie Le Pen, le « Reagan français » autoproclamé, défenseur des « pauvres actionnaires » dans les années 1980, adepte d'une « révolution fiscale » qui supprimerait l'impôt sur le revenu, pourfendeur de « l'état Kapo » et des « perversions de l'étatisme », s'est-il mué, avec sa fille, en son quasi-contraire ?
    Qu'est-ce qui relève de l'imposture, ou du vernis social ? Qu'est-ce qui, à l'inverse, est profondément ancré dans le discours du FN ?
    Qu'est-ce qui, dans ces changements, est permis par le nouvel ordre du monde, la chute de l'Union soviétique, les renoncements du Parti communiste ?
    Pour y répondre, l'auteur a plongé dans quatre décennies de littérature frontiste, une espèce d'archéologie sur la « pensée économique et sociale » par un retour aux sources : les professions de foi et les tracts du FN depuis sa fondation. Une recherche menée sans hystérie ni complaisance.

  • Un livre qui s'attaque au dernier des tabous : le protectionnisme. Les grandes entreprises et le medef, mûs par les principes de compétitivité, de concurrence, donc de l'ajustement des salaires par le bas, font tout pour l'éviter. Un livre enquête au coeur de nos entreprises et auprès de nos dirigeants qui démontre que l'ouverture à tout crin de nos frontières sème le vent, la tempête et la misère. François Ruffin est journaliste, créateur de Fakir, auteur des Petits Soldats du journalisme (Ed. Les Arènes, 2003, 20 000 exemplaires), et La Guerre des classes (Fayard, 2008, 8 000 exemplaires).

  • "Sommes-nous fatigués de l'Histoire, préférons-nous vivre à l'ombre, dans les eaux tièdes du libéralisme, laissant les élites de l'argent décider pour nous ? " François Ruffin oppose à cette question un NON ! ferme et enthousiaste. C'est avec un regard doublement critique et mesuré (sur ses alliés, comme sur ceux qu'il cherche à épingler) que l'auteur, au fil de ces notes, brise un interdit et explicite son point de vue. Il se dit partisan d'un certain protectionnisme, reste à définir lequel et à cibler ce contre quoi (ceux contre qui) il permettrait de se protéger. Et pour ce faire, celui qui déclare ne pas être "un homme de système" choisit la forme d'un journal intime, vivant et familier, n'imposant rien, mais suggérant des opinions. François Ruffin rejoue des rencontres, réutilise des conversations entendues, rapporte des dialogues, fait résonner des slogans. Contre la délocalisation ou le dumping salarial, ses meilleures armes sont, pour commencer, l'humour et l'ironie.

  • La guerre des classes

    François Ruffin

    • Fayard
    • 8 Octobre 2008

    « la guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter.» c'est buffett qui a formulé ce jugement.
    Pas marie-george, non. warren.
    Deux «f», deux «t».
    La première fortune mondiale.
    Et c'est une évidence, sans doute, en cette époque où un «marché du luxe en forte croissance» côtoie «les émeutes de la faim». une banalité, même, dans une france où le cac 40 annonce des «profits records» et des «mégadividendes» tandis que, d'après l'insee, les salaires stagnent depuis trois décennies. une certitude statistique quand 9,3% du pib a glissé, en vingt ans, du travail vers le capital.
    Une évidence, alors.
    Sauf qu'il a fallu, justement, un warren buffett pour la dénoncer.
    Jamais nous n'aurions osé, nous, prononcer ces mots, «guerre des classes»: par crainte de paraître «archaïques», «simplistes», «manichéens». et, avec nous, c'est toute une gauche qui s'autocensure, qui s'enlise dans le salmigondis de la «complexité». toute une gauche avec des chefs qui déguisent leur lâcheté en «courage», leur renoncement en «audace», et qui causent gentiment de «rénovation», de «modernisation» pour mieux masquer leur trahison.

    François ruffin est reporter pour l'émission de france inter là-bas si j'y suis et collabore au monde diplomatique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • On en était où ?
    Ah oui.
    On fonçait vers le gouffre, à vitesse accélérée. La calotte glaciaire fondait, les ours polaires se noyaient, le Mont-Blanc reculait, les oiseaux ne se cachaient même plus pour mourir.

  • Quartier nord

    François Ruffin

    • Fayard
    • 1 Mars 2006

    Le portail a crissé, et Zoubir est entré dans mon jardin comme une anomalie : que venait faire sa silhouette de sumo-prolo entre les roses trémières et la haie des voisins ? Je lui ai collé l'étiquette, comme un réflexe : « quartier Nord ».


    « Un jeune est mort sur le chantier d'insertion de la Citadelle. Allah yarahmo. La Mairie a tout fait pour étouffer l'affaire. Et pourquoi ce silence ? Parce que le gamin, là, un Noir, c'était un fils de rien. »


    Ensemble, avec Zoubir, nous allons donc enquêter sur cet « accident », et cette histoire va nous mener vers d'autres histoires, de came, de boulot, de pognon, de logement, de folie, d'intérim, de prison, de résignation, deux années d'errance avec Monsieur Rabi, président burlesque d'une association de rapatriés, avec Rodrigue, ex-détenu qui patauge dans les « biz », avec Djouneïd, parachutiste au grand coeur, avec Zoubir, mon héros, lui qui s'allonge sur mon canapé comme sur un divan, qui raconte tout, du pâté qu'il dégustait « fanatiquement » enfant à son retour vers un islam « naïf », de son amour pour Audrey, six ans, « belle comme une fleur » à son engagement dans l'armée, « qu'on ne me traite plus de tapette », etc.


    Aux côtés de ces Valeureux, j'ai recherché des « missions » chez Manpower, un camping pour les vacances, un terrain pas trop en pente pour le pavillon rêvé, j'ai fréquenté la salle de muscu, épongé des dettes chez Finaref, réclamé des F4 à l'OPAC et un « buffet halal » à Chirac, servi de chauffeur pour récupérer des malades à l'hôpital psychiatrique, pour transporter des crevettes peu fraîches, pour revendre de l'héroïne au détail et en semi-gros.


    Au fil de cette épopée de proximité, l'injustice sociale - souvent discrète, invisible à qui ne la subit pas - s'incarne dans des visages, des récits pleins de rage et de joie.


  • - rencontre inédite entre une personnalité politique et médiatique de premier plan, François Ruffin, et un évêque - Actualitéé : grand rassémblémént sur lé théèmé dé la paix organiséé du 2 au 5 aouût aè Bésançon par lé MRJC (Mouvémént rural dé la jéunéssé chréétiénné), parténairé du livré.

  • Cette enquête au long cours sur un accident du travail nous mène des quartiers populaires aux coulisses des tribunaux, d'un hôpital psychiatrique au "traitement social du chômage ", et dévoile les réseaux de notables provinciaux.

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