Murielle Gaude-Ferragu

  • Murielle Gaude-Ferragu redonne ici une mémoire aux reines oubliées du Moyen Age et s'interroge sur la véritable nature de leur pouvoir. Quelles sont leur rôle et leurs fonctions au sein de la cour et du royaume de France ? Il ne s'agit pas de faire une galerie de portraits individuels, mais bien de comprendre la spécificité du triple statut de la reine : épouse du roi, femme politique, symbole monarchique.

    À la différence de son encombrante rivale, Agnès Sorel, l'épouse de Charles VII, Marie d'Anjou, « reine sans gloire », reste dans l'ombre de l'Histoire. Elle n'est pas la seule. La plupart des souveraines des XIV e et XV e siècles - Jeanne d'Évreux, Jeanne de Bourbon ou Charlotte de Savoie - sont tombées dans l'oubli. Seules deux reines de cette période se détachent : Isabeau de Bavière et Anne de Bretagne, ancrées dans la mémoire de la « nation France », l'une par le rôle politique qu'elle joua, l'autre par son statut mythifié de dernière duchesse de Bretagne, qui, jusqu'au bout, se serait battue pour maintenir l'indépendance de sa principauté.
    Or bien avant Catherine ou Marie de Médicis, ces femmes ont joué un rôle essentiel pour la Couronne, non seulement parce qu'elles portaient les destinées de la dynastie, mais encore parce qu'elles incarnaient, auprès de leurs époux, la majesté royale.

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    This book examines the power held by the French medieval queens during the fourteenth and fifteenth centuries and their larger roles within the kingdom at a time when women were excluded from succession to the throne. Well before Catherine and Marie de' Medici, the last medieval French queens played an essential role in the monarchy, not only because they bore the weight of their dynasty's destiny but also because they embodied royal majesty alongside their husbands. Since women were excluded from the French crown in 1316, they were only deemed as "queen consorts." Far from being confined solely to the private sphere, however, these queens participated in the communication of power and contributed to the proper functioning of "court society." From Isabeau of Bavaria and her political influence during her husband's intermittent absences to Anne of Brittany's reign, this book sheds light on the meaning and complexity of the office of queen and ultimately the female history of power. 

  • Rouen, Novembre 1449. Charles VII entre en vainqueur dans la cité prise aux Anglais. Sur la place du Vieux Marché, le roi pense à Jeanne d'Arc qui fut brûlée ici 18 ans plus tôt. Il pense à celle qui fut à l'origine de la reconquête, à celle qui parvint à inverser le cours de la guerre de Cent ans en libérant Orléans, à celle qui le mena jusqu'à Reims pour l'y faire sacrer roi, à celle qu'il abandonna aux Anglais sans rien faire pour la libérer... À présent, pour le roi, il est temps d'honorer sa mémoire. 18 ans après la mort de Jeanne, c'est donc un nouveau procès qui commence.
    Mêlant mythes et faits d'arme historiques, Jeanne d'Arc est l'un des personnages les plus fascinants du Moyen-Âge. Jérôme Le Gris, Murielle Gaude-Ferragu et Ignacio Noé prennent le parti de nous la raconter à travers sa réhabilitation tardive par Charles VII.

  • Les historiens s'intéressant rarement au cadre urbain des séjours de la cour, ce livre vise à réconcilier l'histoire de la cour avec l'histoire urbaine en général, et avec Paris en particulier. Il s'agit d'un véritable livre collectif qui explore le problème de la présence physique du roi et de ses gens dans la ville, mais aussi celui des effets socio-économiques et politiques de la consommation curiale dans Paris. Comblant un angle mort de l'historiographie, ce livre montre comment Paris fut la ville de cour par excellence, de Philippe le Bel à la fin de l'Ancien Régime.

  • Entre dévotions privées et mémoire dynastique, la question du mécénat et du patronage religieux des femmes de pouvoir permet d'aborder une histoire politique du pouvoir et de son partage entre les sexes. Loin de l'histoire engagée du genre, il faut concevoir le pouvoir en termes de complémentarité. À la confluence du politique et du religieux, ce livre aborde l'ensemble des reines-consorts des royaumes européens (France, Italie, Espagne, Pays-Bas) dont les parcours sont examinés sur un temps long, dans une perspective comparatiste.

  • La cour princire est un thme privilgi par les historiens depuis
    quelques annes car il fait se rencontrer histoire politique, histoire
    sociale et histoire culturelle. Dans ce renouvellement des recherches et
    des approches, la cour de France au Moyen ge est reste le parent
    pauvre. Or, partir du XIIIe sicle, sy sont mis en place des
    structures, comme celle de lhtel avec ses offices, mais aussi un
    crmonial et des rituels concernant aussi bien le baptme et les noces
    que les funrailles.

    Dans quelle mesure les solutions qui ont alors t adoptes ont-elles
    rencontr des chos dans les autres cours europennes? Quelles ont t
    les adaptations que le modle franais a connues mesure quil se
    diffusait, dans un jeu constant et complexe dinteractions? Telles sont
    les principales questions auxquelles ce volume entend rpondre.

    Lapproche est globale, puisquelle envisage la cour successivement
    comme un organisme, comme une socit et comme une rfrence culturelle.
    Sont ainsi examins aussi bien les ordonnances de lhtel que les
    traits dnonant la vie de cour, les rites de passages que les
    pratiques alimentaires, la mise en ordre par des crmonials que les
    btiments et la vie artistique. Et ceci sur une longue dure, du XIIe
    sicle au premier ge moderne, et dans une dmarche rsolument
    pluridisciplinaire, associant historiens, spcialistes de la
    littrature, archologues et historiens dart.

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