Atelier

  • qu'ont en commun des intellectuelles féministes radicales, des groupes de soutien aux femmes victimes de la guerre, des associations de mères ou d'ouvrièresoe.
    peu de choses, à première vue. or, depuis quelques décennies, des femmes de partout travaillent à tisser des liens, organiser des échanges et donner à leurs luttes une structure cohérente. alors que plusieurs ignorent même son existence, le mouvement des femmes peut aujourd'hui compter sur une expérience, un pouvoir et des réseaux extraordinaires. ce livre, fruit de décennies de rencontres, de négociations, d'écoute et de réflexion, retrace les origines du mouvement mondial des femmes, l'étudie dans son extrême diversité et invite toutes les citoyennes engagées à dialoguer les unes avec les autres.
    c'est le message d'une pionnière aux nouvelles générations de militantes. peggy antrobus redonne au mouvement mondial des femmes la place qui lui revient dans la mouvance altermondialiste et resitue l'action des femmes dans le monde et dans l'histoire.

  • Jusqu'aux années 1980, seuls les déposants et les examinateurs d'une demande de brevet, ainsi que leurs avocats, se préoccupaient de la propriété intellectuelle des inventions, alors essentiellement des machines et des produits chimiques.
    Deux événements ont transformé la question des brevets en un enjeu politique crucial. le premier a été la décision de la cour suprême des etats-unis de traiter la vie comme une invention et, par conséquent, de permettre à l'office des brevets de ce pays d'accorder des brevets sur le vivant. le second a été l'insertion par les etats-unis des droits de propriété intellectuelle (dpi) dans l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (gatt).
    Les brevets sur les formes de vie découlant de la biotechnologie ont engendré des conflits d'ordre moral, écologique, économique et politique. très souvent, ce sont le savoir indigène et les innovations traditionnelles qui font l'objet de ces brevets détenus par des multinationales. ces brevets servent de mécanisme de contrôle aussi bien des matières premières que des marchés du tiers-monde.

  • Pour ou contre les organismes génétiquement modifiés ? Une question fondamentale pour la suite du monde.
    Le débat fait rage, soulevant des interrogations fondamentales pour l'avenir de la planète. Les vendeurs de semences transgéniques souhaitent-ils réellement soulager la faim ? La culture d'OGM entraîne-t-elle vraiment la réduction de l'utilisation des pesticides ? Les paysans, particulièrement dans le tiers-monde, sont-ils bien informés des enjeux ? Dirigée par des firmes transnationales motivées avant tout par la rentabilisation de leurs investissements et par le contrôle du secteur agroalimentaire, la culture des plantes transgéniques menace la diversité des variétés locales sur lesquelles repose la sécurité alimentaire des communautés rurales du Sud et de l'humanité en général.
    En obtenant des brevets sur le vivant, ces firmes se l'approprient, au mépris de siècles de pratiques traditionnelles pendant lesquels une multitude d'espèces ont été améliorées par les paysans eux-mêmes. Ici et là, notamment dans les pays du Sud, des voix s'élèvent pour dénoncer cette menace. Agriculteurs, spécialistes, militants et consommateurs de tous les continents s'organisent en vue de réaffirmer les droits des communautés rurales d'oeuvrer à la préservation de la diversité biologique, garante de la sécurité alimentaire et essentielle à un avenir plus sain pour notre planète.

  • L'aide internationale est une entreprise mondiale réalisant un gros chiffre d'affaires.
    Il s'agit pourtant d'une industrie en difficulté, qui compte peu de succès à son compte. Et on s'attend à ce qu'elle règle des problèmes inédits, toujours plus complexes. Supposée bienveillante et désintéressée, l'aide provoque plus de dommages qu'elle ne dispense de secours, et profite plus aux donateurs qu'aux destinataires. Dans ce contexte, peut-on envisager de créer un véritable système d'aide - démocratique dans son exécution, adéquat dans ses actions, juste dans ses conséquences ? L'aide internationale est un enjeu qui concerne tout le monde, moralement et financièrement.
    Tout en répondant à ces questions, Les mirages de l'aide internationale propose une vision renouvelée et dynamisante de l'aide humanitaire.

  • Les États-Unis domineront-ils le XXIe siècle ? Quelle idée se font-ils de leur rôle dans le futur ? Comment façonnent-ils le reste du monde ? Comment leurs élites et leur population se persuadent-elles de la justesse de leurs actions ? Un monde dominé par une seule superpuissance est-il viable ? Essai incisif, critique concise et vigoureuse, Encore un siècle américain ? dessine la carte routière de cette nouvelle phase de la prééminence des États-Unis dans le monde.
    L'auteur analyse les événements et les grandes mutations des dix dernières années pour exposer les tenants et aboutissants de cette puissance inouïe. Il passe au crible l'idée que les décideurs américains se font de leur rôle dans le monde : ces idéologies, empreintes de triomphalisme, qui leur permettent de poursuivre des politiques dont les effets sont si souvent désastreux pour le reste du monde.
    Partout dans le monde, et aux États-Unis même, des voix se lèvent, critiquant l'irresponsabilité d'une superpuissance et de ses élites financières et commerciales. Si le XXIe siècle doit être américain, il est dans l'intérêt de tous d'en bien saisir les enjeux.

  • Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont déclenché une onde de choc sur toute la planète.
    Pourquoi et comment un réseau islamiste avait-il pu frapper au coeur les Etats-Unis, seule superpuissance mondiale ? En établissant un lien étroit entre mondialisation financière et terrorisme, cet ouvrage démontre qu'après de timides velléités politiques se traduisant par le gel des avoirs d'Al-Qaida, rien de significatif n'a été entrepris par les Etats-Unis et leurs alliés pour attaquer le terrorisme sur le terrain économique et financier qui lui permet de prospérer.
    Au lieu de se mobiliser dans cette direction, la puissance américaine s'est engagée dans une croisade militaire à l'issue incertaine qui bafoue les principes de la démocratie. Ainsi, dopée par la captation de l'épargne mondiale et minée par de gigantesques faillites frauduleuses, Washington établit sa domination sur l'inégalité et le désordre planétaire, loin des propositions alternatives à l'ordre néo-libéral dont la mise en oeuvre saperait les bases du terrorisme et engagerait une logique de développement humain pour tous les citoyens de la planète.

  • A son tour, la France est emportée par la vague du low cost.
    Transport aérien, tourisme, loisirs, ameublement, ventes sur Internet, discount et hard discount pour la grande distribution, tous les secteurs de l'économie sont touchés par la fièvre des petits prix. Comment peut-il en être autrement dans un pays où plus de la moitié du revenu des ménages est absorbée par les prélèvements de toutes sortes et par les charges du logement ? Les Français sont contraints d'acheter toujours moins cher : aussi bien ceux qui paient l'impôt sur le revenu que ceux qui ne le paient pas.
    Pascal Perri explore, dans cet ouvrage, les coulisses des compagnies aériennes low cost, des spécialistes des vacances à bas prix et met à jour la stratégie du hard discount. L'auteur évalue, ensuite, les atouts des marques des distributeurs et ausculte les ressorts du commerce sur Internet. Quelles sont les recettes de ces petits prix ? Respectent-ils les exigences de la qualité ? Le modèle low cost est-il synonyme de misère sociale ? Quelle est sa contribution au développement de notre économie ? Est-ce un phénomène durable ? Comment en tirer profit en France sans sacrifier nos valeurs de solidarité ? En répondant à ces questions, Toujours moins cher sort des sentiers battus et démontre sans a priori ce que ce modèle peut apporter à notre économie et à nos régions.

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