• La fin du modèle français ?
    Le dimanche 15 avril 2018, le président de la République a annoncé la réforme des régimes spéciaux de retraites dès l'été 2019. Présenté comme le grand chantier économique et social de l'année à venir, il concerne 37 régimes spéciaux, et vise à obtenir un modèle plus égalitaire. Mais quels en sont les véritables enjeux ?
    Le constat est clair : le système des régimes spéciaux de retraite va craquer. L'écart entre privé et public est devenu insupportable : âge de départ, mode de calcul des pensions, contributions des employeurs... les régimes spéciaux sont une anomalie sociale dans un pays qui se pique d'égalitarisme.
    Employés d'EDF, de la RATP, de la SNCF, de la Banque de France, de l'Opéra de Paris ou de la Comédie Française ; les militaires ; les clercs de notaire ; les députés et les sénateurs... Ces régimes spéciaux touchent près de 5 millions de personnes, et se distinguent par leur diversité. Bien que des réformes aient été menées ces trente dernières années (1995, 2003, 2007), force est de constater que ces régimes spéciaux semblent intouchables, déclenchant, à chaque tentative, grèves et blocages, menés par des syndicats puissants.
    Avec près de 4 milliards d'euros dépensés par l'État pour les seules SNCF et RATP (EDF étant financé par une "cotisation" des usagers), la balance est pourtant très inégalitaire - particulièrement en regard des modèles de nos voisins européens. La réforme menée par le gouvernement Macron sonnera-t-elle le glas des privilèges ? Ou ne s'agira-t-il que d'un pavé de plus jeté dans la mare ?

  • Le prix de la SNCF !

    "À ce stade, il faut bien s'entendre sur les mots. Le train, en tant que moyen de transport, est utile à la nation. Il a été un formidable outil d'aménagement de l'espace. Non, ce qui est un scandale français, c'est la gestion de la SNCF et, pire encore, l'enfumage méthodique et systématique des citoyens consommateurs que nous sommes. Avec la SNCF, nous n'avons qu'un seul droit : payer et nous taire." Pascal Perri, économiste des transports, a modélisé ce que coûte vraiment le train à la communauté nationale :


    Des milliards d'euros de dette et les provisions retraite qui pèsent sur nos impôts et pèseront sur nos enfants des milliers d'emplois détruits chaque année et un manque à gagner pour les entreprises des lignes mal entretenues et un accroissement du désert ferroviaire Il propose de redéfinir les priorités et de rendre la parole aux citoyens, contribuables ou consommateurs. Un essai décapant qui va vous faire aimer le train !

  • La Martinique n'a pas besoin de nouvelles lois.
    Elle a besoin de chefs d'entreprise. Ce qui manque dans nos Antilles françaises c'est avant tout une vraie culture du client car, sans ce dernier, il n'y a pas de marché. Je le dis autant pour les salariés des hôtels qui doivent apprendre à respecter le client que pour les dirigeants des entreprises de tourisme qui attendent toujours tout de l'État. Le travail publié aujourd'hui par Pascal Perri fait incontestablement novation.
    De l'Histoire de la colonisation, qui pèse toujours sur la société martiniquaise, aux politiques d'assimilation et de départementalisation, puis au tournant des années 70 dont j'ai été un des acteurs, cette enquête fournit des instruments d'analyse pour expliquer quels sont les enjeux de pouvoir et d'argent qui alimentent les conflits. A tous ceux qui s'intéressent aux sociétés antillaises, au développement de l'économie touristique et aux questions de développement durable, je recommande la lecture de cet ouvrage qui permet de voir la Martinique d'un oeil nouveau.
    Jacques Maillot (extrait de la préface)

  • Et si les zadistes qui occupent Notre-Dame-des-Landes, Sivens ou Roybon étaient non pas les Robin des Bois à l'idéalisme touchant décrits par les médias mais les sujets d'une tentation totalitaire, prompts à manier l'intimidation et la violence ? Pascal Perri, dans cette enquête très documentée, démonte aussi bien les mécanismes de leur action que l'indulgence troublante dont bénéficient ces zones à défendre et leurs occupants.
    Car les faits sont têtus. Au nom d'une idéologie marquée par la défiance envers l'homme et le progrès, par un désir plus ou moins avoué de refonte de l'humanité, les maisons des opposants aux ZAD sont abusivement occupées quand elles ne sont pas saccagées, les entrepreneurs locaux et les riverains menacés, les décisions de justice inappliquées. Et tout cela se passe sous le regard souvent bienveillant d'élus verts et celui, plus terrifié, des gouvernements, peut-être paralysés par l'image trompeuse de ces supposés défenseurs de la nature. Étape par étape est ainsi racontée une banqueroute de l'état de droit, dans laquelle Pascal Perri voit se dessiner une remise en cause de la démocratie qui, à son grand étonnement, semble n'inquiéter personne.

  • Avec Ne tirez pas sur le foot, Pascal Perri, économiste, passe au crible, chiffres, témoignages et comparaisons nationales à l'appui, les grandes idées reçues sur le foot en France : « les footballeurs sont trop payés », « le football, c'était mieux avant», « le football français vit sur l'argent public», « l'on ne fait rien pour améliorer nos stades», « les paris sportifs mettent le football en danger », « le championnat de France de Ligue 1 est inintéressant », « les droits TV sont exorbitants », « le football, en fait, ça ne sert à rien», « le football attise la violence et la haine », aucune grande question du football, amateur ou pro, n'échappe à sa vigilance.

    Il y répond de façon documentée et pédagogique en expliquant les fondamentaux de l'économie du football - budget des clubs, salaires des joueurs, prix des places, transferts, etc.

    Au regard de ce qui se passe en Europe, spécialement au Royaume-Uni, en Allemagne, ou en Espagne, mais aussi dans l'ensemble de la planète football (Etats-Unis, Moyen-Orient, Chine par exemple), il rappelle enfin les atouts du foot français et propose des solutions efficaces pour en tirer le meilleur.

  • Comment expliquer la baisse de notre pouvoir d'achat sans la resituer dans le contexte des nouveaux conflits de la mondialisation ? mauvais choix de politique agricole, spéculation massive sur les matières premières alimentaires et l'énergie, émergence de nouveaux géants économiques et démographie asiatique : la globalisation a changé les règles du jeu économique et pèse sur les étiquettes.
    Mais les causes de notre appauvrissement sont aussi franco-françaises : politique des territoires, urbanisme commercial protecteur pour le petit commerce, ententes tarifaires entre géants de l'agroalimentaire et culture sociale du " toujours plus " : le modèle français est par nature inflationniste. pascal perri a mobilisé les ressources de l'économie, de la géographie humaine et de la géopolitique pour démêler le vrai du faux dans le débat crucial sur notre pouvoir d'achat.
    Il suggère des pistes pour sortir de la crise par le haut et réapprendre les vertus de la simplicité et de la proximité dans nos modes de consommation.

  • A son tour, la France est emportée par la vague du low cost.
    Transport aérien, tourisme, loisirs, ameublement, ventes sur Internet, discount et hard discount pour la grande distribution, tous les secteurs de l'économie sont touchés par la fièvre des petits prix. Comment peut-il en être autrement dans un pays où plus de la moitié du revenu des ménages est absorbée par les prélèvements de toutes sortes et par les charges du logement ? Les Français sont contraints d'acheter toujours moins cher : aussi bien ceux qui paient l'impôt sur le revenu que ceux qui ne le paient pas.
    Pascal Perri explore, dans cet ouvrage, les coulisses des compagnies aériennes low cost, des spécialistes des vacances à bas prix et met à jour la stratégie du hard discount. L'auteur évalue, ensuite, les atouts des marques des distributeurs et ausculte les ressorts du commerce sur Internet. Quelles sont les recettes de ces petits prix ? Respectent-ils les exigences de la qualité ? Le modèle low cost est-il synonyme de misère sociale ? Quelle est sa contribution au développement de notre économie ? Est-ce un phénomène durable ? Comment en tirer profit en France sans sacrifier nos valeurs de solidarité ? En répondant à ces questions, Toujours moins cher sort des sentiers battus et démontre sans a priori ce que ce modèle peut apporter à notre économie et à nos régions.

  • Le but de cet essai choc est de proposer à ces lecteurs une enquête inédite et rigoureuse qui alerte le grand public sur l'hégémonie radicale d'un entreprise dont me souhait avoué est de « contrôler toute l'information du monde ».
    En huit chapitre thématiques, ce livre démontre comment Google tisse la toile d'un contrôle permanent de notre vie et menace le pluralisme démocratique comme la notion de propriété intellectuelle, tout cela en faisant preuve d'un « banditisme fiscal » éhonté.
    En soutient de chacun d ces thèmes, l'enquête recensera notamment l'ensemble des plaintes et condamnations déjà déposées contre l'entreprise à travers le monde.

    Le ton de ce livre est très vivant, progresse par exemples et, malgré le sérieux de son contenu, reste accessible au plus grand nombre.

  • « L'impôt est un prélèvement obligatoire, non volontaire, sans contrepartie directe, non remboursable, qui s'applique aux personnes, personnes physiques comme vous et moi (ou aux personnes morales comme les entreprises) vivant dans un pays, y exerçant une activité et percevant des revenus de cette activité. Aussi loin qu'on remonte dans l'histoire de notre humanité, les hommes ont toujours volontairement ou non payé un tribut... » Pascal Perri nous explique, avec un talent de pédagogue certain, un sujet sur lequel on parle tant mais que l'on connait si mal : les impôts. Des faits, des données et des chiffres pour comprendre à quoi servent nos impôts, comment ils sont prélevés et utilisés.

  • Discret, puissant et méconnu, tel est le monde coopératif agricole français qui pèse aujourd'hui 80 milliards d'euros, emploie 150 000 salariés (3/4 des agriculteurs) et arrive au 2e rang mondial avec des marques aussi connues que Candia, Béghin Say, Douce France, Prince de Bretagne, Savéol, Loïc Raison, Nicolas Feuillatte...
    Comment comprendre ce succès ? Quelles leçons en tirer pour le monde actuel ? Telles sont les questions auxquelles répondent Georges Lewi et Pascal Perri par cette enquête historique et économique, qui montre que le modèle coopératif offre une véritable alternative au capitalisme d'aujourd'hui. Doublement héritier du christianisme social et du socialisme, le mouvement coopératif, fondé sur le volontariat, la mise en commun du capital et un exercice démocratique du pouvoir (un homme, une voix), privilégie les valeurs de solidarité, de responsabilité mutuelle, d'éducation.
    Dans un contexte mondialisé et hyperconcurrentiel, les coopératives se caractérisent par une identité locale forte, un attachement à leur territoire d'action et une vocation naturelle à contribuer au développement durable. Ainsi la coopérative est un véritable " fait de civilisation ", au sens où elle entend placer ou replacer l'homme au coeur de l'économie. Dans ce livre accessible et très bien documenté, les auteurs relèvent les principaux défis auxquels se trouve confronté le monde agricole : garantir la sécurité alimentaire d'une population de bientôt 9 milliards d'humains, vivre de son métier et respecter la nature.
    Les paysans y sont prêts. A l'issue de cette enquête passionnante, la conclusion des auteurs, experts réputés, est audacieuse : le capitalisme sera coopératif ou ne sera plus !

  • Jean-Paul Duverger, coiffeur à Paris, n'a que 24 ans lorsque la guerre éclate. Classé dans la première partie de la liste 1911 par décision du conseil de révision, il est inscrit sous le n° 137 de la liste de Libourne. Dirigé le 1er octobre 1911 sur le 6e Régiment d'Infanterie, il est nommé soldat 2ème classe le 10 octobre 1911 et 1ère classe le 27 juin 1912. Cet ouvrage se compose des récits et lettres du soldat Duverger dans le cadre de sa correspondance privée avec sa soeur Marthe pendant la Grande Guerre. Il connaîtra Verdun, la Somme, l'offensive du Chemin des Dames ; la boue, les rats et les poux, le feu, le sang et la mort. Au front, Duverger note tout ce qu'il voit et ressent en espérant de retour chez lui rédiger son propre journal de guerre.

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