• La grâce

    Thibault de Montaigu

    • Plon
    • 27 Août 2020

    Il y a quatre ans, j'ai sombré dans une vertigineuse dépression. Je ne trouvais plus aucun sens à l'existence. Jusqu'à cette nuit, dans la chapelle d'un monastère, où j'ai été touché par la grâce. Par la sensation inouïe d'un contact charnel avec Dieu.
    Pour moi qui ai toujours été athée, cette révélation relevait de l'incompréhensible. Quel en était le sens ? Qu'avais-je éprouvé réellement ? Était-il possible qu'un au-delà existe ? Une seule personne pouvait me répondre : Christian.
    Cet oncle, frère franciscain, que je connaissais à peine, allait être emporté par la maladie au moment-même où je renouais avec lui. Mais à sa mort, je découvris, renversé, que Christian avait été touché par la grâce à 37 ans. Comme moi. Et qu'il avait vécu jusqu'à cet âge une vie de fêtes et d'excès, en parfaite opposition avec la foi. Comme moi aussi. En enquêtant sur ce destin extraordinaire qui l'avait vu troquer le smoking des soirées mondaines pour la robe de bure des frères mineurs, j'ai essayé d'approcher au plus près ce miracle qui fait surgir la lumière au plus profond de la noirceur. Et des étincelles de grâce, que l'on croit ou pas, dans la brume de nos quotidiens.

  • « Il faut avoir été, comme moi, exilé pendant six mois dans un désert sexuel (en l'occurrence, l'Arabie Saoudite), pour redécouvrir, faute de mieux mais avec bonheur, les charmes discrets du plaisir solitaire. Par-delà ce plaisir, vertigineux, une question a commencé à m'obséder: puisque tout le monde se fait l'amour, pourquoi n'en parle-t-on jamais ? Et pourquoi s'offrir quelques caresses reste-t-il tabou alors qu'il s'agit de la sexualité la plus libre, la plus démocratique, la moins coûteuse qui soit?
    Tel est le point de départ de ce voyage qui m'a conduit des pénitentiels chrétiens du Moyen Age au vibromasseur géant de Miley Cyrus, des provocations de Diogène le Cynique au premier bar à masturbation japonais, des orgies solitaires du marquis de Sade aux confessions de Soeur Emmanuelle, de la condamnation de l'onanisme au XVIIIème siècle à sa récupération par le capitalisme à travers le porno, les sex toys et la fécondation in vitro.
    Et si, tous comptes faits, l'autoérotisme était le sexe du futur ? » T. M

  • Klein et Vasconcelos sont deux journalistes ratés. Ils décident un jour de ne plus vivre qu'en voyage de presse en se faisant passer pour de faux reporters et donc en ne déboursant pas un centime. C'est le début d'un tour du monde dans les plus beaux hôtels de la planète jusqu'à ce que la police de Zanzibar les retrouve morts sur une plage. Une enquête rétrospective sur ces deux escrocs de génie.

  • Camille et Emmanuel (un jeune journaliste) vont passer un week-end en amoureux à Deauville, loin de la canicule. Au début, tout va bien. Ils y retrouvent Hailey, une Anglaise, blonde, grande et riche, dont la famille est dans les chevaux. Elle les invite à rejoindre un groupe de jeunes friqués. Emmanuel, qui rêve d'être écrivain, se sent différent des autres. Humilié, comme s'il n'appartenait pas à cette classe de privilégiés, Emmanuel ne pourra sauver son couple. Placé sous la vocation de Fitzgerald, ce roman mélancolique décrit une jeunesse décadente et blasée. Comme s'il reprenait, quelques années plus tard, le personnage de son premier roman, Thibault de Montaigu y montre une forme actuelle du mal de vivre.

  • Byblos

    Thibault de Montaigu

    A l'occasion du 50e anniversaire du mythique palace de Saint-Tropez, les Editions Cercle d'Art se penchent sur son histoire et en explorent les multiples dimensions : hôtel certes, mais aussi lieu d'expression artistique, musical, gastronomique ou musical. A travers des centaines de photos d'archives historiques, pour la plupart inédites, ce beau livre ressuscite un demi-siècle de l'histoire de Saint-Tropez et des célébrités qui s'y sont succédé, de Brigitte Bardot à Mick Jagger, en passant par Jack Nicholson. En s'éloignant des classiques du genre, cet ouvrage joue de manière subtile des contrastes et des associations entre tradition et modernité. On y croise les regards d'un écrivain contemporain et de celui du propriétaire dans une véritable interprétation du style Byblos.

  • La fête chaque jour. C'était le rêve de tous à l'époque, quand les caves de Saint-Germain vibraient au son du jazz. Francine n'échappait pas à la règle. Or ce rêve, Antoine était en mesure de le réaliser.
    Richissime directeur d'un grand laboratoire pharmaceutique, en pleine déshérence conjugale, Antoine exauce le désir infantile de sa jeune maîtresse en fondant l'Eden-Plage à Saint-Tropez. L'ancien village de pêcheurs n'en est qu'à l'aube de son succès - et de ses excès. Filles faciles, cocktails au rhum, stars de la chanson ou du cinéma : rien ne fait défaut aux clichés que volent les photographes en embuscade. Ou plutôt si. Un manque subsiste. Une faille que vient bientôt combler la drogue.
    Sagan et Bardot ont fréquenté son club, il finira par se shooter avec les filles de Madame Claude. Comment, en dix ans à peine, un grand bourgeois devient-il le premier trafiquant d'héroïne de France ? Comment le fantasme de la fête permanente engendre-t-il la déchéance ? Ces jeunes gens qui ont choisi l'insouciance, croyant que l'on pouvait vivre sans penser au lendemain, découvrent que les lendemains ont la gueule de bois. Qu'à tout négliger, on blesse ceux qu'on aime et on se détruit soi-même.
    Si Thibault de Montaigu parvient à rendre aux années 50 et 60 leur épaisseur romanesque et dramatique, c'est qu'il s'attache à décrire Antoine avec une sensibilité presque filiale, conscient que la génération qu'il met en scène a mis la sienne au monde. Ainsi s'éloigne-t-il de l'autofiction qui caractérisait ses précédents romans tout en conservant ses thèmes de prédilection et ses obsessions d'écrivain.
    Thibault de Montaigu est né à Boulogne Billancourt le 21 décembre 1978. Diplômé de Sciences Po Paris et du Centre de Formation de Journalistes, il commence à travailler à Libération en 2003. Depuis, il collabore à de nombreuses publications (L'Optimum, L'Officiel, L'Officiel Voyages, Milk Magazine...) et a écrit un documentaire, « La légende des hommes fleurs » (France 5/Adamis Productions 2008). Les grands gestes la nuit est son troisième roman après Les Anges brûlent (2003) et Un jeune homme triste (2007).

  • Mathilde, Ulysse, Lolita, Tristan, Ariane, Théo : autant de prénoms qui cachent une histoire, une aventure, un personnage. Nous vous offrons ici de redécouvrir la littérature à travers ces 80 noms et de vous laisser bercer au fil des époques. Ayant pour premier bu t de divertir le lecteur, ce livre pourra aussi être perçu comme un guide à l'usage des futurs parents qui pourront y chercher un prénom original et avec du caractère pour leur enfant. Qui n'a jamais rêvé de dire : « Je m'appelle Emma à cause de l'héroïne de Jane Austen ou Laure d'après Pétrarque, le grand poète italien » ?

  • Les anges brulent

    Thibault de Montaigu

    Il paraît que Justin a tout pour être heureux : belle gueule, gosse de riches, bête en maths et star de tennis, le mètre-quatre-vingts de la jeunesse dorée d'Auteuil. Mais il a beau faire comme les autres, collectionner les signes extérieurs de bonheur, vivre dans les hautes sphères grâce à l'argent de papa, s'enivrer de sensations fortes et de plaisirs artificiels, il n'est pas comme eux, pourris à force d'être gâtés. Justin, lui, voudrait simplement retrouver la joie de ses sept ans, quand il jouait au soleil avec Ambre, sa jolie cousine, son premier et seul amour, petits anges innocents aux cheveux blonds. Oui, retrouver ce paradis et ne plus le quitter. Ne jamais grandir. Quitte à se brûler les ailes...

  • Pendant trois semaines, deux éminents photographes se sont plongés dans le monde singulier du tournoi de Roland-Garros dont ils ne connaissaient presque rien. A l'une, Céline Clanet, la consigne de « photographier les gens ». A l'autre, Jérôme Bryon, celle de « photographier les lieux », partant du constat que du vide naît le plein. Le résultat est un très bel album de photographie contemporaine, nourri de ce double regard sur les coulisses de Roland-Garros.

  • Ce nouveau cahier présente l'exposition " La Parisienne " à la Galerie des Galeries (Galeries Lafayette), sur une idée originale de Sofia Achaval et Thibault de Montaigu Les deux auteurs ont imaginé l'appartement d'une Parisienne fictive en déclinant les différents espaces qui constituent son intimité : chambre à coucher, salle de bain, salon, dressing, bureau..
    A cette occasion, une équipe de créateurs a été invité pour recréer l'histoire et la personnalité de cette Parisienne : la romancière et critique d'art Catherine Millet fera le choix de sa collection d'oeuvres d'art ; l'artiste et écrivain Valérie Mréjen s'emparera de ses pensées en laissant divers messages disséminés dans l'appartement ; le compositeur Bertrand Burgalat imaginera ses choix musicaux ; la plasticienne Laetitia Benat révélera son âme de dessinatrice tandis que la photographe Annelies Strba revisitera son passé et qu'un acteur prêtera sa célèbre voix à des messages téléphoniques amoureux..

  • Les anges brulent

    Montaigu Thibault

    • Fayard
    • 20 Août 2003

    Gosse de riche, vivant à Auteuil, très beau, champion de tennis, Justin a tout pour être heureux. Une mère à brushing, un père friqué, des copains marrants, des minettes à foison. Et pourtant, par une belle journée ensoleillée, il saute de son balcon et s'écrase, comme un ange foudroyé.
    Comment en est-il arrivé là ? Il est amoureux fou de sa cousine, Ambre. Elle cristallise son mal de vivre, une inadaptation au monde constellé de marques, d'objets inutiles, d'ambitions formatées, où il n'y a plus rien à conquérir.
    L'année du bac, contre l'ennui, Justin et sa bande tuent le temps, de soirées débiles en dragues médiocres. Ambre s'éloigne. La petite bande s'éclate plus durement. La folie frappe. Justin passe par Saint-Anne. A peine remis, il apprend qu'Ambre l'a trahi. Il n'aura jamais ses seins, jamais sa bouche. Alors il plonge, pour en finir.
    Cette jeunesse dorée, sans futur, Thibault de Montaigu la décrit avec férocité. Il ne lui passe rien, montre sa veulerie, son conformisme. Sur les parents qui l'ont engendrée, il est particulièrement dur. Les femmes jacassent, les hommes sont lâches. Justin, contre eux tous, n'a pas d'autre arme que la démence et le suicide.


    Thibault de Montaigu a vingt-quatre ans. Les Anges brûlent est son premier roman.

empty