• « Nous voulions raconter notre histoire, mais aussi inviter nos fans à expérimenter et ressentir ce que cela veut dire, être un Rolling Stones. » Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ronnie Wood se sont prêtés au jeu de l'interview pour commenter les 400 photographies et objets reproduits dans cet ouvrage - notamment leurs carnets de notes personnels et instruments de musique, leurs costumes et pochettes d'albums cultes - et livrer les secrets de fabrication de leurs chansons mythiques.
    Depuis plus d'un demi-siècle, les Rolling Stones ont aidé à façonner la culture populaire dans le monde entier. Unzipped tient la chronique de cette interaction dynamique du groupe avec la musique bien sûr, mais aussi avec l'art, le design, la mode, la photographie et le cinéma...
    Le titre même de cet ouvrage renvoie à l'audace, à la dimension sexuelle et au sens du spectacle qui constituent les marques de fabrique du « plus grand groupe de rock'n' roll au monde ».

  • Françoise Hardy est l'une des chanteuses les plus littéraires et iconiques. À la fois auteure et compositrice, elle a réuni dans ce livre attendu toutes les chansons qu'elle a écrites en plus de 55 ans de carrière. De 1962, année de Tous les garçons et les filles à 2018, année de l'album Personne d'autre, Françoise Hardy pose un miroir le long de son chemin musical. Des textes qu'elle accompagne d'un commentaire, d'une anecdote, d'un souvenir. Elle raconte les sources de son inspiration, le cadre de son écriture, évoque les personnages qui comme de bonnes fées se sont penchées sur ses textes. L'amour, l'attente, le manque en sont le thème central. « Depuis longtemps maintenant, je pense qu'il importe davantage d'aimer que d'être aimé, et tant mieux s'il existe une vraie réciprocité "l'amour n'est souvent qu'un immense égoïsme" a écrit le grand écrivain Sandor Marai. » Dans ce livre où l'on croise des personnalités hors-norme comme Jean-Marie Périer, Etienne Daho, Véronique Sanson, Michel Berger, Serge Gainsbourg et bien-sûr le grand Jacques Dutronc, on rit, on pleure, on se souvient, on s'aime et on danse. Car le ton piquant, sensible alerte, souvent drôle de Françoise Hardy fait de ce recueil totalisant d'une vie un éloge de la vie.

  • « Ne m'enterrez pas encore.
    Je ne suis pas mort...
    Je dors ! » C'est Michel Sardou, reprenant l'un de ses grands succès, qui nous l'assure. On pensait que le chanteur avait tout raconté dans Et qu'on n'en parle plus, sa première autobiographie. Erreur ! Cette fois, c'est juré, il n'occultera rien. « J'ai promis la vérité, toute la vérité, je vais m'y tenir ! » À travers des dialogues fictifs savoureux avec sa mère, Michel Sardou revient sur les grands moments de sa vie, ses premiers amours, la mort de son père, ses rencontres avec Johnny Hallyday, Barbara, Michel Fugain, Eddy Mitchell..., ses fils à qui il a transmis son âme d'artiste, sa passion pour le théâtre.

    Avec sa verve et son franc-parler habituels, il jette aussi un regard sans concession sur la société actuelle.

    Les confessions passionnantes d'une des personnalités préférées des français.

  • 60 ans sur scène !
    Préfacé par Sylvie Vartan, le livre qui raconte son incroyable destin Sylvie Vartan a huit ans lorsque sa famille fuit la Bulgarie pour échapper au communisme. Elle comprend, presque trop tôt, que la liberté se gagne. Première fille à chanter du rock dans les années 1960, elle devient avec Johnny Hallyday le fer de lance d'une jeunesse explosive.

    Sa route est pavée de drames, de coups du sort qu'elle surmonte à chaque fois comme une guerrière, remontant sans cesse sur scène et devenant un modèle pour des générations de femmes.

    Avec cet ouvrage qui fourmille d'anecdotes et offre un formidable album photo, Christian et Éric Cazalot s'attachent à la vie de l'artiste autant qu'à celle de la femme.

  • Gainsbourg, trente ans. Trente ans qu'il est mort, le 2 mars 1991, et qu'il ne cesse de vivre et de revivre encore. Gainsbourg, ses engouements, ses esclandres, ses colères. Ses compagnons, l'alcool, le tabac. Ses égéries : Bardot, Birkin, Bambou - les trois B. Et sa fille, Charlotte. Ses débuts comme pianiste de bar au Milord l'Arsouille, ses mariages ratés, ses deux enfants cachés, son amitié décisive avec Boris Vian. Il y a ce que l'on sait : le charme fou, le talent vertigineux, les tubes fabuleux, les amours meurtrières, les déceptions, les provocations et le scandale, l'impatience ambiguë devant la mort.

    Gainsbourg, c'est aussi l'histoire d'un inconnu qui dut apprivoiser sa laideur, d'un enfant, Lulu, traqué par la peur sous l'Occupation et portant son étoile jaune comme un premier défi. Un homme toujours douloureux. Même en pleine lumière, ses tapages, ses ivresses, ses défis insensés, étaient lestés d'amertume.

    Dans sa dernière vie, Bambou, sa femme-refuge, lui a donné le bonheur d'un enfant, Lulu, comme un double souriant du petit garçon qu'il avait été. Quelques gouttes d'espérance avant de plonger dans une solitude choisie, entre souffrances et démons. Et de mourir, à soixante-trois ans, comme on fait une dernière grimace.

  • Rien n'a bougé au 5 bis, rue de Verneuil depuis la mort de son illustre propriétaire, Serge Gainsbourg. Ses objets fétiches, ses cendriers, ses disques d'or et ses pianos sont toujours là.
    Tout ici raconte le vrai Gainsbourg, un homme raffiné, méticuleux et soigné.
    C'est au 5 bis de la rue de Verneuil que Serge Gainsbourg a vécu dix ans de bonheur avec Jane Birkin, Charlotte et Kate. C'est ici qu'il a composé ses plus belles mélodies et façonné son double, Gainsbarre, ici qu'il est décédé, il y a près de trente ans, dans la plus grande solitude, au milieu d'une collection de souvenirs hétéroclites.
    À travers sa mythique demeure, la réalisatrice Marie David pénètre l'intimité de cet immense artiste.
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  • Papillon noir est un monologue féminin. Je l'ai écrit à la demande d'un compositeur, Yann Robin, afin qu'il soit joué sur scène. C'est donc le texte d'un petit opéra - un monodrame -, qui a été créé au Théâtre de la Criée, à Marseille ; qui sera joué le 21 mars à la Biennale des musiques exploratoires de Lyon ; puis sera à l'affiche de l'Opéra de Rennes durant la saison 2020-2021 (dans une mise en scène d'Arthur Nauzyciel). Mais c'est aussi un texte qui se lit sans musique, comme un petit roman intérieur. Écrit dans le souffle d'une voix qui peu à peu se fragmente, il tente de rassembler ce qui peut se dire d'une vie. Il y a l'extase qui allume les désirs ; il y a les coups de foudre et les accidents ; toutes les fontaines où l'on s'abreuve : l'amour, la douleur et l'absolu ; il y a un ange qui s'absente sur une fresque italienne ; le désir de vivre plus et la hantise de perdre sa vie. Papillon noir est un objet littéraire sans genre, peut-être du « théâtre » finalement - proche en cela des dernières pièces de Beckett, dont le format épuré m'a influencé. Mais il poursuit une quête que j'ai commencée avec la dernière partie de Jan Karski, qui était déjà un monologue nocturne, torrentiel, illuminé, où tentait de se creuser cette chose impossible à représenter, mais que la littérature cherche pourtant à éclairer : l'instant de la mort. Ici, cet instant se déploie comme un débordement de parole, comme un feu où crépitent les lueurs du secret. Y. H.

  • Depuis son single « La Loi de Murphy » (2017), Angèle ne cesse de conquérir de nouveaux publics. Brol, son premier album, a été la meilleure vente francophone de 2019. La chanteuse bruxelloise a créé un paysage de mélodies, de paroles, de sonorités définissant l'air du temps, infusé dans une identité à la fois drôle, sexy et colorée.

    L'influence d'Angèle est encore plus sensible depuis qu'elle est devenue role model et emblème d'un combat féministe moderne et exaltant.

    Prises de positions antisexistes, coming out, relation avec son frère, le rappeur Roméo Elvis... : cette biographie décrypte le parcours d'une jeune artiste devenue phénomène de société en incarnant les aspirations des jeunes filles d'aujourd'hui, avec simplicité, humour et engagement.
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  • La première biographie du génie nonchalant du rap français Il se fait connaître sur internet en 2008. L'année suivante, il enregistre son premier album, Perdu d'avance, où chansons provocatrices, jeux de mots tendancieux et une chute coup de poing le font remarquer. S'il s'attire les foudres d'une partie du public, des médias et de la classe politique, il s'impose comme un acteur de la scène française.
    Né le 1er août 1982 à Alençon dans l'Orne, de son vrai nom Aurélien Cotentin, le rappeur maîtrise l'art de décrire ses contemporains avec acuité. Assagi, mais toujours incisif, il confirme son talent de portraitiste avec l'album Le Chant des sirènes (2011), qui suscite l'adhésion des jeunes de sa génération dont il dépeint le quotidien dans un monde en bouleversement. « Basique », « Tout va bien », « La Terre est ronde »... De titre en titre, enregistrés en solo ou avec ses amis rappeurs, il impose son personnage de loser nonchalant, doté d'une plume agile et d'un humour décalé.
    Sacré « rappeur le plus sexy du monde », le trentenaire caennais souvent comparé à Renaud pour son art de décrire « la classe moyenne, moyennement classe, où tout le monde cherche une place », comme il le chante dans « La place », est aujourd'hui une référence.

    Fruit d'une enquête menée auprès de ses proches, de ses amis rappeurs - dont Gringe - des professionnels et des fans, la première biographie consacrée à un artiste devenu aussi acteur et réalisateur.

  • Mozart ? Encore ! Alors que la plupart des musicologues se sont penchés sur sa vie, son oeuvre... Oui, Mozart. D'abord parce que je suis en quelque sorte née avec lui dans mon oreille, grâce à mes parents. Un père contrebassiste et chef d'orchestre, une maman violoniste. Puis le conservatoire, où il m'apparut didactique, décortiqué, à des années lumières de ce que j'en savais à travers les voix des amis musiciens de mes parents. Enfin, il y eut ce jour, suivi de beaucoup d'autres où, lettre après lettre, je suis entrée dans sa vie. Et ce n'était plus le « divin Mozart », par essence inaccessible, mais le plus attachant des amis. Un génie qui avait le pouvoir de faire jaillir, du désordre de nos émotions, ce qu'il y avait de plus troublant, de plus pur, de plus inattendu aussi.
    Mozart tellement libre, loyal, courageux, insolent, pratiquant avec délices un érotisme joyeux et mettant en musique cette mélancolie déchirante qui n'appartient, dans sa retenue et son élégance, qu'à lui. En le jouant, en l'écoutant et en le réécoutant, en « violant » ses lettres, j'ai eu le désir de le raconter tel qu'en lui-même, en son temps, balayant au passage les pieux mensonges dont on l'a fardé. Adieu donc à Leopold, le père fouettard, exhibant à tout-va son prodige d'enfant ! Adieu à Constanze costumée en épouse sotte et inculte, à Salieri, le faux assassin du génie, à l'enterrement sous la neige, au corps jeté sans plus de cérémonie, dans la fosse commune et bienvenue à celui que, je l'espère, vous ne verrez plus tout à fait de la même manière après avoir lu ce dictionnaire amoureux.

  • Et si Georges Brassens avait été un autre ? Un autre que celui que nous ont raconté les légendes et les idées reçues...
    De fait, il n'a jamais été bougon ni bourru, jamais taiseux ni primaire, jamais sinistre ni distant. À l'image de ses chansons, loin de tous les clichés réducteurs, l'homme était d'une facture riche et singulière : timide et joyeux drille à la fois, attentif et insolent, curieux de tout et de tous, tranquille et frondeur, tendre et cinglant, fin et moqueur, ouvert et sceptique, chaleureux et railleur. Bref, tout sauf lisse, mais toujours de bon commerce.
    En réunissant en un volume trente ans de « libres propos » de l'auteur de Saturne et de la Supplique pour être enterré à la plage de Sète, Loïc Rochard offre à Brassens la possibilité de livrer, à titre posthume, son « autoportrait », voire de se mettre à nu.
    Authentique, sincère, indissociable de son oeuvre, voici que se révèle enfin sous toutes ses facettes le véritable Brassens « peint par lui-même » : en jeune « chahuteur sournois », en chanteur mal à l'aise, en amoureux antiromantique, en acharné de la musique, en contrebandier du langage, en homme de partis pris et de tolérance en même temps, en adversaire tranquille de l'ordre établi, en libertaire généreux, en moraliste « solitaire mais solidaire », en désespéré jovial, en rabelaisien pour toujours.
    « La voix de ce gars est une chose rare », disait René Fallet. On peut le vérifier de la première à la dernière ligne de Brassens par Brassens.

    Édition établie et annotée par Jean-Paul Liégeois ;

    De Georges Brassens au cherche midi : oeuvres complètes, Les chemins qui ne mènent pas à Rome, Journal et autres carnets inédits, Premières chansons (1942-1949), Je suis une espèce de libertaire.
    Et aussi : Les Mots de Brassens et Sous la moustache, le rire ; de Loïc Rochard, et Brassens, homme libre, de Jacques Vassal.

  • Chemins de liberté

    Yves Duteil

    On savait Yves Duteil homme de plume et de notes. Mais l'homme d'action et d'engagements était resté dans l'ombre de sa carrière d'artiste.

    « De l'Île-d'Orléans jusqu'à la Contrescarpe », il évoque les grandes rencontres de sa vie, de René Barjavel et Félix Leclerc, à qui il dédie « La langue de chez nous », à Jacques Chirac qui lui donna mission de dynamiser la chanson d'expression française. Sans oublier tous les artistes - Mireille, Brassens, Barbara, Renaud, Alain Souchon, Philippe Chatel, Véronique Sanson... - croisés sur ses chemins d'écriture et de liberté.

    L'auteur de « Dreyfus » (1997) et de « Respect » (2018) raconte en outre ses combats, notamment écologiques, qui l'ont vu quatre fois arborer l'écharpe de maire de Précy-sur-Marne et créer une école pour les enfants défavorisés de Pondichéry. Toutes choses impossibles sans Noëlle, son épouse, « ouragan de douceur » qui les entraîne dans une aventure humaine ouverte sur le monde, insoupçonnable de richesse et de diversité.

    Jamais encore Yves Duvvvvteil ne s'était raconté aussi intimement, sans omettre aucune des facettes de sa personnalité et de son parcours.

  • Ne´ dans les anne´es 1960 a` Kingston (Jamai¨que), le reggae devient rapidement une musique plane´taire dans les anne´es 1970 (gra^ce a` Desmond Dekker, Lee Perry, Gregory Isaacs, Jimmy Cliff, Peter Tosh, Bob Marley & the Wailers, Burning Spear, etc.), synonyme de libe´ration et de re´volte. Une musique a` la fois gaie et re´volutionnaire. Soleil et magie tropicale, herbe et vibration mystique rastafari, mais aussi violence, ghettos et sexisme.

    Bruno Blum retrace une aventure musicale unique en son genre. Il raconte l'extraordinaire histoire et destine´e de la musique jamai¨caine. Si l'on excepte le blues, il est difficile de trouver un genre qui ait davantage influence´ la musique populaire de la fin du XXe sie`cle.

  • « L'insolence cache beaucoup de choses, elle cache l'essentiel. » Artiste inclassable et insaisissable, roi du canular, Jacques Dutronc a trace´ son chemin a` l'intuition, sans chercher a` faire carrie`re. D'abord guitariste, il aborde la chanson (« un me´tier d'escroc ») par un curieux hasard. Dans les mid-sixties, ses succe`s, e´crits a` quatre mains avec son «meilleur ennemi» Jacques Lanzmann («Et moi, et moi, et moi», «Les Cactus», «Les Playboys»...), pointent de´ja` les de´rives de la socie´te´ de consommation, avec un sens de la formule qui fait mouche.

    Au cine´ma, ce faux de´sinvolte a fait preuve d'une rare exigence et tourne´ avec les plus grands, de Zulawski a` Pialat (il obtint le Ce´sar du meilleur acteur pour Van Gogh en 1992), en passant par Lelouch, Deville, Godard ou Chabrol.

    E´cologiste avant l'heure, Jacques Dutronc se cache souvent dans son repaire corse pour y « ranimer la flemme ».

    Nourrie des te´moignages de Franc¸oise Hardy et d'amis intimes, tels Jean-Marie Pe´rier ou Hadi Kalafate, cette biographie de´voile, derrie`re l'humour et l'insolence, la part la plus sensible de Jacques Dutronc.

  • Inforock : infographie de l'histoire du rock Nouv.

    Peut-on raconter l'histoire du rock, ou en faire ressortir les faits les plus marquants, à travers des nombres et des données ? Voici un livre qui a décidé de relever le pari en illustrant à l'aide de l'infographie la généalogie des genres musicaux pour étoffer des portraits de rock stars, dévoiler certaines curiosités et, parfois même, quelques surprises. Il ne s'agit donc pas d'une simple narration mais, de quelque chose de plus, qui va plus loin, et permet de lire l'évolution de la musique rock d'une manière différente. Les chiffres donnent l'occasion de parcourir le temps, les dates, les épisodes. Sans compter qu'avec le nombre de copies, les positions dans les classements, ils donnent du « poids » au succès, autrement insaisissable et immatériel. Au rendez-vous de nombreuses stars comme Bob Dylan, Bowie, Iggy Pop, les Clash, AC/DC, U2, les Sex Pistols, Nirvana, Metallica, The Cure, Daft Punk... Les fans de rock ne seront pas en reste !

  • Tout Gainsbourg

    Bertrand Dicale

    • Grund
    • 18 Février 2021

    L'ampleur de l'oeuvre d'auteur, de compositeur et d'interprète de Gainsbourg, le tourbillon de ses collaborations, la richesse de ses échappées dans le cinéma, la littérature ou la publicité, tout cela exige d'être précis, gourmand et curieux.
    Il faut tout réécouter, jeter des coups d'oeil en diagonale, s'attarder sur des épisodes oubliés, arpenter une fascinante galerie de portraits, chercher tous les liens entre le répertoire enchanté de Serge Gainsbourg et la vie singulière de Lucien Ginsburg.

    Du Poinçonneur des Lilas au mystère des derniers inédits, du bide de La Javanaise au succès d'Aux armes et cætera, du scandale de Je t'aime moi non plus aux private jokes de l'album Vu de l'extérieur, du rêve d'Histoire de Melody Nelson au délire d'Evguénie Sokolov, des tubes pop de France Gall aux confessions chantées par Jane Birkin, de Petula et BB à Vanessa et Bambou, des tableaux détruits au billet brûlé, du peintre Ginsburg au pervers Gainsbarre, une histoire étourdissante.

    Il fallait bien plus de mille pages pour raconter Tout Gainsbourg.

  • De sa première composition à l'âge de trois ans et demi jusqu'à son dernier concert à la veille de sa mort en 1921, Saint-Saëns aura été un compositeur prolifique. Enfant prodige, il se produit au piano dès l'âge de onze ans, avant d'être nommé organiste à la paroisse de Saint-Merri, puis à La Madeleine. Ses talents de virtuose et d'improvisateur suscitent très tôt l'admiration de ses contemporains, au premier rang desquels Liszt et Berlioz. Avec bonheur, Saint-Saëns aura enrichi tous les répertoires, et contribué à promouvoir la musique française à l'étranger. La sienne comme celles des autres - Fauré, Messager, Franck... Véritable globe-trotter, il aura conquis son public à Ceylan, New York, aux Îles Canaries, mais aussi en Allemagne, en Égypte et en Algérie, en Amérique du Sud...
    Assurément, Saint-Saëns est un esprit libre. Et il l'aura fait savoir : de son vivant, il passe pour un original au caractère bien trempé, redouté pour ses prises de parole dans la presse, et ce dans les nombreux domaines qui attisent sa curiosité - politique, beaux-arts, littérature, sciences... Mais ses amis, qui comptent les plus grands artistes de son temps, dévoilent aussi un homme à l'humour irrésistible et à la conversation éblouissante...
    À travers ce catalogue richement illustré, écrit par les meilleurs spécialistes, laissons-nous charmer par cet inclassable génie, ce « Roi des esprits de la musique et du chant qui, comme l'écrit Marcel Proust, possède tous les secrets ».

  • « Avant d'être femme, avant d'être noire, je suis un être humain. Née dans une famille de dix enfants, au Bénin, j'ai reçu une éducation atypique. Mes parents étaient féministes : filles comme garçons, nous allions tous à l'école et participions équitablement aux tâches ménagères. Ils ne nous dictaient jamais notre conduite mais nous incitaient à nous remettre en question. Nous avons appris à associer la tête et le coeur à nos réflexions. Cela me définit bien : je suis cette personne à qui on a enseigné la tolérance. Et la musique, bien sûr, est inscrite au coeur de ma personnalité. Mon père jouait du banjo, ma mère chantait. C'est elle qui m'a appris à chanter. » Angélique Kidjo est l'une des plus grandes voix venue d'Afrique. Décrétée "première diva africaine" par le Time Magazine, couronnée de quatre Grammy Awards, elle associe avec brio la beauté des musiques traditionnelles de son Bénin natal à l'énergie d'autres genres : pop, jazz, reggae... Chacun de ses albums est intimement lié à l'histoire de l'Afrique et à la défense des droits humains : esclavage, apartheid, égalité des sexes. Elle considère l'éducation comme un impératif visant à garantir justice et paix dans le monde. Ambassadrice de bonne volonté à l'Unicef depuis 2002, elle a créé sa propre fondation, Batonga, en 2006. Sa musique touche, rapproche et fédère: une main toujours tendue vers l'autre.

    Entretiens menés par Sophie Lhuillier.

  • Au même titre que Jimi Hendrix, Jeff Beck ou Jimmy Page, Eric Clapton a marqué l'histoire du rock en tant que guitariste, d'abord avec les Yardbirds puis John Mayall et surtout Cream, au sein duquel il grave ses premiers classiques et repousse les limites de la guitare blues. En 1974, il rencontre un énorme succès avec 461 Ocean Boulevard, notamment grâce sa reprise de "I Shot The Sheriff" . Sa carrière, jalonnée de succès populaires comme "Cocaine" , "Tears In Heaven" ou "Layla" , se voit altérée par un alcoolisme destructeur.
    Retraçant le parcours de ce guitariste qui refuse son statut de guitar hero, Eric Clapton, Blues Power décortique une discographie émaillée de coups durs qui ne l'empêchent pas de revenir sur le devant de la scène, décennie après décennie.

  • En 1983, le hip-hop prend ses marques en France et rassemble trois jeunes qui écriront un gros chapitre de l'histoire du rap français : Bruno Lopes (Kool Shen), Didier Morville (Joeystarr) et Franck Loyer (DJ S).
    D'abord connu comme crew de danseurs et de graffeurs, NTM devient rapidement le posse de rappeurs Suprême NTM et s'affirme comme un incontournable de cette culture musicale underground qui deviendra la norme.
    Désireux de raconter par le menu le parcours du groupe, les auteurs sont partis à la rencontre de ceux qui ont contribué à leur ascension. Loin des anecdotes people souvent attachées à leur histoire, ce livre s'intéresse à leur musique, avec tous les secrets de studio et du label, et propose une plongée dans le business du rap, loin du « Peace, love, unity and having fun ».

  • Le 13 janvier 1968, Johnny Cash se produit au pe´nitencier de Folsom (Californie). Il ne le sait pas encore, mais, pour lui, c'est un nouveau de´part. Lui qui, depuis plusieurs anne´es, lutte contre des addictions, est enfin « clean », notamment gra^ce a` June Carter, l'amour de sa vie. L'album live At Folsom Prison relance sa carrie`re et re´ve`le sa vraie personnalite´ : un homme ge´ne´reux, en avance sur son temps, acteur de la grande re´volution que traverse l'Ame´rique des droits civiques, le seul artiste que Dylan ve´ne`re, un Ame´ricain.

    En suivant Cash depuis Folsom, en longeant les rives du Mississippi, en nous arrachant les mains dans les champs de coton, en le rejoignant dans son refuge de Hendersonville, au bord du Old Hickory Lake, nous visiterons sa Terre Promise, l'Ame´rique. Nous l'e´couterons chanter Orle´ans, Beaugency, Notre-Dame-de Cle´ry, Vendo^me dans « Ride This Train ». Puis, nous nous recueillerons, au cimetie`re de Hendersonville, ou` il repose au co^te´ de June et de revenir, sur la rive du Old Hickory Lake, devant les ruines de sa proprie´te´.

  • Les débuts de l'opéra en France, de sa fondation par Louis XIV à ses développements jusqu'à la Révolution. De la tragédie lyrique, genre spectaculaire qui s'impose au monde musical, à l'apparition de nouveaux genres : l'opéra-comique, qui se développera au XIXe siècle.
    Menée par Hervé Lacombe, une équipe pluridisciplinaire passe en revue tous les aspects de l'opéra français à ses débuts, et montre comment se constitue une véritable culture lyrique.
    Sollicitant les yeux, les oreilles et les émotions, manipulant les idées comme les imaginaires, l'opéra reflète et concentre son époque. Il est tout autant un phénomène culturel d'une ampleur considérable qu'un objet artistique protéiforme, le résultat d'une industrie que le fruit d'une esthétique. Dans l'histoire de ce genre totalisant, le répertoire français occupe une place à part, fortement déterminée par son lien avec l'État, depuis son institutionnalisation par Louis XIV, qui consacra la tragédie en musique, jusqu'à l'inauguration en 1989 de l'Opéra Bastille, voulu par François Mitterrand, à l'occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution. Né au XVIIe siècle, tout à la fois en s'inspirant et en se démarquant de l'opéra italien, l'opéra français s'inscrit dans un contexte social et artistique spécifique, dont la culture de la danse est l'une des données fondamentales. La période qui s'ouvre avec le Roi-Soleil trouve son terme dans l'écroulement de l'Ancien Régime durant la Révolution. Entre-temps, le genre a infiltré toute la vie musicale, a proliféré jusque dans les colonies. Il s'est ramifié sous diverses formes, dont l'opéra-comique est l'une des plus originales. Derrière quelques noms restés célèbres, comme Lully et Rameau, Grétry et Gluck, c'est une multitude d'auteurs qu'il nous faut redécouvrir. Ce continent lyrique restait à explorer dans la diversité de ses aspects. Une histoire s'imposait donc pour en faire le récit et en décrire les mécanismes, pour en reconstituer les valeurs et les tendances, pour suivre ses acteurs et découvrir ses productions.
    Entreprise sans précédent par ses dimensions et par sa conception, cette Histoire de l'opéra français en trois volumes réunit une équipe internationale de près de deux cents auteurs - musicologues, littéraires et philosophes, historiens et spécialistes du théâtre, de la danse et des arts. Elle est placée sous la direction d'Hervé Lacombe, professeur de musicologie à l'université Rennes 2.

  • Peut-on imaginer un dialogue entre un musicien contemporain et Beethoven ? La scène se passe dans l'atelier de Michaël Levinas, là où le pianiste travaille et explore depuis plusieurs décennies l'oeuvre de cet immense compositeur. Son incessante interprétation des Trente-deux Sonates, qu'il a jouées plusieurs fois en concert et auxquelles il a consacré une partie de son enseignement au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, est ancrée dans une tradition dont il remonte le temps et dans un avenir qui est encore à écrire. Ces entretiens sont l'occasion pour le lecteur, musicien ou mélomane, de suivre en temps réel le mouvement d'une lecture/relecture infinie.

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